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Boga Toily Dorcas : Celle qui transforme la détresse en espérance

Partir à la rencontre de Mme Boga Toily Dorcas, c’est l’assurance de partager un moment authentique. C’est dans un cadre accueillant, situé au quartier Lac, qu’elle a accepté de nous ouvrir ses portes. Entre confidences et bonne humeur, elle revient sur son engagement pour les veuves et les orphelins, avec la simplicité qui la caractérise. Morceaux choisis d’un entretien en toute complicité…

​Un engagement multiforme : de l’entrepreneuriat au social

​L’engagement social n’est pas un vain mot pour Mme Boga Toily Dorcas : c’est un sacerdoce. Active depuis de nombreuses années dans la région du Bas-Sassandra, elle consacre son énergie et ses ressources à cette noble cause.

​Mais Mme Toily est d’abord et avant tout  une entrepreneure hors pair. Dans le domaine de l’éducation, elle est fondatrice d’établissement et vice-présidente de l’Association des Promoteurs d’Écoles Privées de Côte d’Ivoire (APROMEPCI). Elle a également à son actif l’entreprise Toily Trade Côte d’Ivoire, spécialisée dans l’import-export. Et ce n’est pas tout : le secteur de l’hôtellerie entendra parler d’elle dans un futur proche…

 Répondre à un appel divin

 Pour Mme Toily, venir en aide aux veuves et aux orphelins est avant tout « un appel divin », nous confie-t-elle. La fondation qui porte son nom est en cours de formalisation depuis 2024. Pour Dorcas, il est essentiel d’être un canal de bénédiction afin de permettre à ceux qui en ont les moyens d’impacter positivement le destin d’autrui, ne serait-ce qu’une seule âme.

Le regard plongé dans ses pensées, elle nous livre l’histoire d’une connaissance qui l’a profondément inspirée à mener ce combat :

« Il y a des années, un orphelin a bénéficié d’une bourse d’études d’un an octroyée par un directeur d’école. C’était tout ce que cet homme était prêt à lui offrir. Grâce à cela, l’enfant a obtenu son BEPC et, aujourd’hui, il est devenu à son tour un illustre philanthrope. »

​L’éducation et l’autonomisation comme boucliers contre la précarité

 Les zones rurales constituent son principal cheval de bataille, car c’est là-bas, selon elle, que la pauvreté et la précarité se font le plus ressentir. Il est d’ailleurs remarquable de noter qu’une fois qu’un élève est boursier de la fondation, même s’il y entre en classe de CM2, sa scolarité est entièrement prise en charge jusqu’en classe de terminale. Car selon Mme Toily, avec le baccalauréat en poche, un orphelin a beaucoup plus de chances de se construire un avenir meilleur.

La structure agit sur deux fronts prioritaires : l’accès à l’éducation pour les enfants et le soutien aux veuves. Pour ces dernières, lorsqu’elles ont le potentiel de créer de la richesse, un accompagnement financier est mis en place afin de leur permettre de devenir autonomes et de lutter durablement contre la pauvreté.

​Une présence active sur le terrain

Le 16 mai dernier, la fondation s’est déployée dans deux localités : Grand-Béréby et le village d’Adjamené. Dans les prochains jours, les équipes se rendront à Kako, Dogbo, Boua et Ménéké, ainsi que dans les orphelinats de San-Pedro. Par son leadership bienveillant, Mme Toily mobilise les acteurs locaux et internationaux pour que plus aucun orphelin ne soit livré à lui-même.

​Dorcas ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ; elle veut pousser l’entraide encore plus loin. C’est à cet effet qu’elle prévoit de lancer, d’ici la fin de l’année, l’initiative « Angel in Bas-Sassandra ». Inspiré de l’émission du même nom diffusée sur une télévision locale, ce projet vise à donner la chance à des entrepreneurs de bénéficier de formations et d’un accompagnement financier.

​Mme Boga Toily Dorcas s’impose définitivement comme une figure inspirante sur laquelle la région du Bas-Sassandra pourra toujours compter.

Fatou NIANG

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